Jour 5 – Kerlingarfjöll
Un très beau temps nous accueille à la sortie de la tente, qui ne nous quittera quasiment pas de la journée. Après une douche à l’hôtel Geysir, nous reprenons la route direction Kerlingarfjöll. Beau soleil tout au long de la route, nous découvrons petit à petit les glaciers de Langjökull et Hofsjökull ainsi qu’une petite chute d’eau anonyme.
Nous arrivons 1h30 plus tard à notre destination, où nous ne savions pas encore si nous y passerions la nuit. Première impression un peu décevante, le site est à l’origine une station de ski avec quelques petits chalets un peu viellots et une réception restaurant où l’on peut louer du matériel. Nous ignorons encore ce que ce site cache.
En apparence, c’est une petite vallée verdoyante au milieu de laquelle coule une rivière. Mais heureusement nous entendons une conversation de touristes sur le départ et on comprend qu’il faut aller un peu plus loin, derrière les montagnes, pour trouver le vrai joyau du site, une vallée « Shangri-la style » comme dit le Lonely Planet. Deux options : la piste de 4×4 qui mène à un parking ou la méthode à l’ancienne, la piste Asolo/Quechua qui serpente depuis le bas du camping.
En bons baroudeurs courageux et qui en ont un peu marre du 4×4, nous optons pour la seconde option et c’est après une bonne heure et demie de marche (avec un passage rigolo sur une plaque de neige éternelle) que nous découvrons la vallée, interdits. Des fumerolles, des couleurs improbables mélangées n’importe comment, et une odeur d’oeuf pourri à vous faire remonter le petit déj. La Nature a craqué, ici. Mais c’est vraiment spectaculaire.
Au fond de la vallée, une rivière chaude et une petite piscine, à plus de 40°. On s’y plonge, mais pas trop longtemps. De mémoire je n’étais jamais sorti un peu vite d’une baignade parce que l’eau était trop chaude, le contraire plus souvent (la piscine de quartz du Roraima par exemple).
On croise des touristes autrichiens sympa qui nous proposent de rentrer en voiture au camping, nous acceptons de bon coeur.
Une fois rentrés nous pesons nos options offertes par ce gain de temps imprévu: il est 17h nous pourrions reprendre la route ou rester passer la fin de journée sur place. Nous décidons de repartir, toujours vers le nord.
La route reste assez mauvaise pendant une quarentaine de km que nous mettrons une heure à parcourir, mais ensuite ça s’arrange nettement et nous gagnons du temps. Finalement, nous récupérons la route 1 que nous avions quittée jeudi.
Ayant voyagé relativement plus vite que prévu, on pousse jusqu’à Saudarkrokur (ou plus précisément Sauðárkrókur), sur la côte, dont la guesthouse avait miraculeusement une chambre libérée à la dernière minute! On s’installe dans notre petite chambre bien douillette… moquette, bons lits : quel luxe après trois nuits de camping! Pour fêter ça on se paye aussi un resto, Ólafshús, avec de la grosse viande (de l’agneau pour Emilie qui en bavait d’envie toute l’après midi à force de voir des moutons sur la route).
Kilométrage : 256km



