Wild Wild Pest (Lolo bien entendu)

Aujourd’hui on s’était proposé de se lever tôt pour aller aux bains et visiter Pest…c’est pour ça qu’on s’est réveillé à 11h… bel exploit.

On est donc parti malgré ce petit contre temps, aux bains Gellert, les bains qu’on n’avait pas pu voir hier. En rentrant, la dame de l’information nous informes que ce n’est pas possible de visiter…pourtant, le guide nous le conseil bien. Évidemment on a commencé à sortir des conclusions du genre « ouais maintenant qu’ils on mis le tourniquet, c’était exclusivement pour se baigner ». Mais le doute était resté en nous, donc on va demander à la réception de l’hôtel qui hébergeait les bains, et la réceptionniste nous confirme qu’on peut bien les visiter. En redemandant encore à l’entrée des bains, mais à une autre personne on apprend qu’on peut visiter les bains en payant 1000 Ft (~ 4€). La Budapest Card ne donnait aucune réduction (normale…), mais bon, la visite était très recommandée donc on a payé pour visiter. Conclusion…ne payé que si vous allez vous baigner dedans.

Après on s’est dirigé vers les autres bains, ceux qui sont recommandés pour se baigner, et non pas pour visiter (Remarquons que tous ces trajets on les a fait en Métro + Tram, de façon à essayer de rentabiliser la Budapest Card). Après une première très mauvaise impression des bains; les vestiaires avait une certaine odeur mélangeant Chlore, Pieds, Sueur et d’autres substances chimiques aussi abrasives, le reste des bains ont été très amusant. A l’air libre il y a 3 grands piscines, une avec de l’eau normale, et les deux autres avec de l’eau plus chaude et des jets d’eau masseurs. Ensuite il y avait plein de bassins avec de l’eau à différentes températures (18º, 30º, 34º, 38º) avec différents pourcentages des minéraux en Magyar, et même des sauna et des hammams, très sympa, très relaxant, très thérapeutiques, surtout le bassin avec de l’eau à 28º qui tourne en rond comme un tourbillon, où l’on ne fait que tourner avec d’autres personnes. Par contre il y a avait une quantité de monde pas possible…des fois, dans certains bassins on ressemblait à une soupe humaine. Pour finir de toute cette relaxation on a nagé un peu dans la grande piscine dehors, mais il commencé à faire un peu froid, donc on est pas resté trop longtemps.

Moi (Gabi) j’avais oublié d’amener ma serviette, donc j’ai du me sécher en utilisant un sèche cheveux… Au total on avait passé 2h09 dans la piscine ce qui était parfait puisque si on restait moins de 2h on se faisait rembourser de 400Ft, et si on restait moins de 3h on se faisait rembourser de 200Ft…donc on s’est fait rembourser de….200Ft.

Après on est parti visiter le parque dans lequel se trouvaient les bains. On a pu apercevoir les préparatifs pour une des fêtes nationales hongroises avec des danses et des gens déguisés en Huns. Comme on avait soif, on s’est ensuite posé dans un bar, super agréable (au niveau du service), et avec WiFi gratuit! On a donc profiter un peu et on y resté presque 2h.

En sortant du bar, on a fait un détour, pour des questions de beauté architecturale, pour passer devant le Musée de l’Institut Géologique, construit dans le style neo sécessionniste, en gros avec des fortes inspirations turques, une grosse mappemonde et des tuiles en couleur sur le toit (personnellement j’ai bien aimé).

Après on voulait partir dans un restaurant recommandé par la guide, le Menza, mais on s’est trompés de tram et on a pris une direction complètement opposée… mais après un rapide rattrapage de jeanculade, une autre perdition (mais plus petite), et un vieux italien nous offrant un show lesbien (garanti « No plastic, all natural »), on a trouvé le restaurant.

Le resto était hyper classe, avec une déco rétro des années 60 bien élaboré et un service très agréable et dynamique. On a commandé un plat avec du foie-gras hongrois, du filet de canard avec une sauce à la mangue et un vrai gulash hongrois. Le vrai goulasch, c’est vrai qu’il est beaucoup mieux que prévu, servi avec des espèces gnocchis, cependant il faisait très tâche comparé aux deux autres plats. Le filet de canard était vraiment bon avec sa sauce très originale, et le foie-gras était poelé, servi sur des patates entières avec une sauce aux tomates et paprika. Je laisse la parole à Tom pour raconter la suite…

Nous mangions dehors, en terrasse, abrités par un petit bout de toit dépassant à l’angle et l’auvent du resto. C’est alors qu’un gros orage s’est déclenché, nous obligeant à reculer la table de quelques mètres. J’ai même dû terminer mon foie gras à peine tiède et un peu mouillé. Le tonnerre tonnait, les éclairs éclairaient et la pluie, bah elle mouillait.

Nous nous délections du spectacle assez pitoyable des gens qui couraient en tous sens, alors que 10 secondes passées sans abri suffisaient à saturer un Bob L’éponge. Soudain, le sourire continu de Lolo devant ce défilé de t-shirts mouillés subit une imperceptible variation. Il regarda au loin et tel Nostradamus dans un t-shirt Ricard, murmura « Je crois qu’on a laissé la tente ouverte ». Je confirmai immédiatement, mort de rire, que je me rappelais aussi avoir vu leur tente ouverte, et je m’empressai de préciser que la mienne était aussi fermée que le capital d’EDF. Nous partîmes en conjectures, et Lolo décida de penser que la moustiquaire de leur tente était quasiment étanche. J’assurai quand à moi que le fond est, lui, parfaitement étanche. Nous terminâmes la soirée au sec à l’intérieur du Menza pour profiter de sa jolie déco design sixties en buvant un petit cocktail digestif (Bloody Mary/Mojito/Margarita). Au total on en a eu pour environ 20€ chacun. Pas cher.

La pluie ayant cessé et le restaurant fermant ses portes, nous partîmes (cinq cents) vers minuit, ayant un peu oublié le débat sur l’étanchéité de la moustiquaire des tentes 2″, fleuron de la technologie française. Mais en approchant du camping mes deux compères (qui dorment dans la tente incriminée) ont commencé à s’inquiéter. Le sol du camping n’était pas aussi boueux qu’on l’avait craint. Lueur d’espoir. On retrouve le banc blanc qu’on avait piqué. Dessus, ma serviette et celle de Lolo, bien trempées. Et entre les deux, la trousse de toilette de Lolo, béante. Je me retiens de rire avec peine. Nos regards se portent sur leur tente. Ils ouvrent la moustiquaire, pleins d’appréhension. Verdict: le bas des duvets et des matelas sont mouillés et pas utilisables ce soir. C’est alors que l’on remarque que le sol est en pente. Je n’avais pas menti, la bâche de sol est bien étanche et c’est avec une joie bien dissimulée qu’ils ont trouvé un bon petit centimètre d’eau dans le fond de la tente. J’étais écroulé mais les regards incendiaires qu’ils me lançaient m’ont ramené à moi tant bien que mal.

Lolo et Gabi, sans duvet ni matelas utilisable, se sont donc couchés dans la 405 dont j’avais rabattu les sièges avant. Lolo avant de se coucher, constata qu’il ne dormirait probablement pas sur le ventre ce soir et conclut par un « Et dire qu’on va payer cette nuit de camping ». Pour ma part, sachez, amis lecteurs, que j’ai très bien dormi dans mon duvet sec, avec juste un peu mal aux abdos.

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