La nuit tous les chat s’Hongrie 3

Le monde appartient à ceux qui se lèvent tot. Etant de nature partageuse, on a préféré se lever aux alentours de 12 h du matin pour aller découvrir les cités de Buda et de Pest … Et non il ne s’agit pas d’un de nos désormais cultes jeux de mots pourris: Budapest est en fait la fusion de deux villes de part et d’autre du Danube.

Le programme d’aujourd´hui c’était Buda.

Afin de parfaire notre visite de la ville et de definitivement faire basculer la Win de notre coté, nous nous sommes procuré la soit disant indispensable Budqapest card dont nous reparlerons ultérieurememt.

On a donc débarqué en plein centre Budapest, et on a traversé le pont des chaînes afin d’atteidre Buda. Ce pont est le premier à avoir relié les deux villes. On est montés là haut sur la colline, pas pour aller siffler mais pour visiter l’église Matthias ….. en restauration pas super discrète … on a donc dévié sur les bastions des pecheurs qui l’entourent.

La soif se faisant sentir, on s’est posé dans un bar pour prendre une bière, en admirant les mecs assis a coté de nous déguster leur saucisses hongroises. La saucisse hongroise (de ce mini bar) se présente sous la forme d’une saucisse de morteau rouge à l’allure inoffensive, elle possède cependant une arme de défense redoutable: au moindre coup de fourchette elle émet un puissant jet de graisse brûlante en direction de son agresseur. De nature prudente, on a donc pris la décision d’aller manger beaucoup plus sain au Burger King.

Nous commencions à comprendre que la Budapest Card ne servait en réalité pas à grand chose d’autre qu’aux transports (et malheureusement le tram qui longe le Danube était bloqué pour cause de chatoyants stands Red Bull agrémentant joliment les bords du fleuve qui accueillait semble-t-il un genre de slalom pour avions acrobatiques). Nous tenions à visiter le palais royal, dont l’accès était théoriquement permis par la Budapest Card, désormais célèbre car aussi chère à notre cœur qu’à notre porte-monnaie. Seulement voilà, aujourd’hui ça marchait pas, parce que l’enceinte du château accueillait un fabuleux Festival des Arts Folkloriques, genre de marché de Noël au mois d’août, fleurant bon le savon de marseille hongrois traditionnel, les napperons pour télé cathodique post-communiste, les sculptures de bretzels géants en bois sans oublier bien évidemment la saucisse hongroise que nous connaîssions déjà. Le plus fort étant que pour cette occasion si particulière, il fallait payer un ticket d’entrée pour pouvoir déambuler au milieu du château. Qu’à cela ne tienne, nous sommes français. Profitant d’une ouverture dans l’étroit couloir de grilles aménagé pour laisser l’accès à la galerie nationale, nous nous insérons subrepticement dans la foule en pleine folie consommatrice.

On monte ensuite vers la citadelle de Buda. Au cours de cette ascension éprouvante, on croise un sympatique hongrois qui propose aux touristes des parties de bonneteau (kit classique: un carton en guise de table, 3 bouchons de bouteille d’eau et une petite boule rouge): un touriste anglais accoudé sur la rambarde se retourne et interpelle le hongrois « How much is it ? ». Le maitre du jeu répond et la partie démarre, le touriste anglais loose 2 fois de suite alors que l’emplacement de la boule semblait évident. Tom fait alors remarquer que le mec est vraiment mauvais, mais le doute s’installe dans nos esprits: serait-ce un complice? Afin d’en avoir le cœur net, on repasse au même endroit, et là fait étonnant la scène précédente se reproduit sous nos yeux: l’anglais (dont on doute de plus en plus de la nationalité), est de nouveau accoudé sur la rambarde et se retourne de nouveau vers le hongrois pour lui redemander le prix d’une partie « How much is it ? ». Bien sur le patient anglais loose encore … la combine est démasquée. On ne peut pas leur en vouloir, ils ne savaient pas qu’on était français.

Pour diner, on choisit un resto hype de budapest, conseillé par le magnifique guide hachette evasion (le même qui nous avait filer le tuyau de la Budapest Card): le Marxim, Une pizzeria sur le thème est l’occupation communiste de la Hongrie. On est d’abord émerveillé par la déco du lieu: fils barbelés, portraits de Marx, Lénine, Krouchev, et affiches de propagandes en tout genre … à noter un détail classe permettant de jauger toute la subtilité de l’humour hongrois: les symboles permettant de diffërencier les toilettes hommes et femmes étaient respectivement un boulon et un écrou. Le menu n’était pas en reste, on pouvait ainsi choisir une pizza Red Oktober, Siberian Dream, Kremlin, CCCP ou Papa Marx’s favourite. Tom choisit une « Pizza Goulag », gabi une Stalinegrad, et moi une « Promesses préélectorales ».

On est obligé de prendre les bus de nuit (ou nightbusses) pour rentrer au camping, à la bourre comme toujours, on saute quelques barrieres et on traverse les boulevards en courant en yamakasi style (yamakasi avec sac a dos contenant une camera pour ma part …)

Finalement on a du marcher un peu mais on est arrivée au camping, la suite demain…

3 thoughts on “La nuit tous les chat s’Hongrie

  1. Reply dan août 22, 2007 23:10

    Otez moi un doute…Est-ce que la photo du forgeron est aussi une petite dédicace pour Nono?

  2. Reply miloche août 23, 2007 06:02

    Bien toutes ces photos, mais par contre, gros veto pour les lunettes (de type "glacier"?) de Tom!

  3. Reply NoNo août 25, 2007 22:46

    Non.
    Enfin, j’pense pas.

    P’tin les pubs pour BurgerKing ici, c’est Homer Simpson en photo.

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